Nous sommes quatre blogueurs hébergés dans cet établissement: moi, deux Allemands (une fille et un garçon) et une Hongroise. Je pose mes bagages dans ma chambre située au quatrième étage, avant de rejoindre «Mont des Arts» où devait se tenir la Convention progressiste du Parti Socialiste Européen www.renew.pes.org. Une conférence de presse a été organisée à 19h30 par les dirigeants du PSE. Après la rencontre avec les journalistes, Sara Montinaro, Communications - social media and campaigns au PSE, nous convie (blogueurs) à une rencontre pour nous expliquer dans le détail le programme des deux journées de travail.
Durant ces deux jours, les 25 et 26 novembre, pas moins de 2000 participants venus de toute l'Europe et d'ailleurs ont participé au débat qui a été “organisé en quatre sessions (chacune incluant des workshops/ateliers et une plénière) concernant les défis cruciaux et thèmes suivants: Un nouveau modèle de croissance équitable; Une société juste: égalité pou tous; Des nouvelles réponses globales aux nouveaux changements globales et Démocratie et citoyenneté active”.
Vendredi 25 novembre. 9h00.
Je rejoins le workshop «Social integration: The key to a fair and open economy» qui se tient dans une salle au troisième étage. C’est Emir Kir, ministre belge de l'action sociale et des relations internationales qui intervient en premier pour souligner le rôle que joue l’immigration dans le développement de l’Europe. Fils d’un émigré turc, Emir rappelle à l’assistance que ses parents sont venus en Belgique pas pour faire du tourisme mais pour travailler dans…une mine. «Nos parents faisaient le travail que les Européens refusaient de faire», rappelle le jeune ministre.
«L’intégration se fait sur le terrain social et économique»
Dénonçant les conservateurs qui montrent du doigt les immigrés, rendus responsables de toutes les crises qui secouent l’Europe, Emir Kir regrette que les partisans de la droite se focalisent sur l’immigré délinquant et tournent le dos à celui qui travaille et réussit. L’orateur a expliqué également le sens de l’intégration qui est réduite, selon la droite, à l’apprentissage de la langue du pays d’accueil. «L’intégration, en dehors de l’accès à la langue, se fait sur le terrain social et économique», souligne le conférencier.
De son côté, un jeune chercheur espagnol, réfute les accusations de la droite à l’encontre de l’immigration rendue responsable de la criminalité et d’autres maux sociaux. «Toutes les études ont montré qu’il n’y a aucun lien entre l’immigration et la criminalité. Au contraire, là où il y a immigration, il y a moins de crimes», précise l’intervenant. En Espagne, l’immigration représente 14% de la population.
Claude Moraes, membre du Parti travailliste (Royaume Uni) s’inquiète de l’ampleur que prend le racisme en Europe en indiquant qu’au Royaume-Uni où vivent quelques 550.000 Polonais, les Anglais, estiment qu’il y a «trop d’immigrés», alors qu’en Allemagne deux tiers pensent que l’immigration pose problème.
11h00. Ouverture de la Convention progressiste:
Le coup d’envoi de la Convention progressiste est donné par Philip Condery, le secrétaire général du PSE. Dans son discours Cordery rend un grand hommage à l’ancien président du PSE, Poul Nyrup Rasmussen qui a annoncé son retrait de sa fonction quelques jours auparavant.
Prenant la parole au nom du Parti Socialiste belge (le président du parti Elio Di Rupo est retenu par les négociations gouvernementales), le sénateur Paul Magnette, dénonce la mainmise des technocrates sur les institutions européennes. «Le rêve des conservateurs a toujours été de désigner les technocrates et les banquiers pour diriger l’Union européenne à la place des élus du peuple», dénonce Paul Magnette.
L’orateur s’insurge par ailleurs contre les agences de notation qui dictent aux pays de l’UE comment gérer leurs affaires. A cet effet, il appelle à imposer des taxes sur la spéculation financière et à réguler les agences de notation.
Invité à intervenir, Georges Papandréou, ancien premier ministre de la Grèce, regrette que l’Europe soit dominée par les conservateurs qui l’ont conduit à sa chute. «Nous avons été patriotes et courageux… Il faut mettre en place un système juste et transparent… Nous avons hérité d’une situation chaotique d’un gouvernement conservateur… Nous devons investir dans une Europe synonyme de qualité dans les infrastructures, l’information…», conclut l’ancien premier ministre, sous un tonnerre d’applaudissements.
12h00: Plénière:
C’est dans une salle pleine à craquer que se tient la plénière animée par des leaders socialistes. Plusieurs thèmes sont évoqués devant une assistance très attentive. La présidente de «Ecosy» (Young European Socialists) http://www.ecosy.org/, Kaisa Penny intervient dans la thématique consacrée à l’immigration et l’intégration sociale en Europe. Pour Kaisa, la lutte contre le racisme ne signifie rien d’autre que la lutte contre ses causes: l’exclusion, le chômage, la misère.
Le ministre Islandais de l’éducation explique, pour sa part, que le sentiment de peur et la mauvaise éducation conduisent au racisme. L’orateur souligne, par ailleurs, que le défi de l’Europe est la solidarité entre les générations. «L’Europe est confrontée à un problème de population vieillissante. Notre défi est la solidarité entre générations… Les gens veulent vieillir chez eux et non pas dans des centres de vieillesse», ajoute l’intervenan
Ce blogpost a été publié d'abord sur Algérie - Politique