Le groupe de travail du PSE sur le chômage des jeunes demande la création d’emplois plus nombreux pour les jeunes, une amélioration des conditions de travail et le renforcement des systèmes éducatifs

14/10/2011

La hausse du chômage chez les jeunes et la détérioration de leurs conditions de travail sont l’une des conséquences les plus alarmantes de la crise économique et financière. Analyser les causes sous-jacentes du chômage des jeunes et l’impact du chômage sur les jeunes et proposer des politiques adéquates pour combattre ce chômage, telle est la mission du nouveau groupe de travail du PSE, consacré au chômage des jeunes.

Lors de leur première réunion, les 30 membres du groupe de travail ont identifié les principales causes sous-jacentes du chômage des jeunes comme étant l’absence de nouveaux emplois pour les jeunes, le niveau d’éducation trop faible et les mesures d’austérité mises en œuvre dans le secteur de l’éducation. Ils ont également souligné que le chômage des jeunes ne touchait pas seulement les personnes peu instruites mais aussi les plus instruites. Les membres du groupe se sont accordés sur le fait que le taux de chômage moyen des jeunes ne reflète pas l’ensemble de la situation. Ainsi, dans certaines régions, et plus particulièrement dans le sud de l’Europe, ce taux est beaucoup plus élevé et dépasse 50 %. Par ailleurs, le sous-emploi est aussi problématique que le chômage. Les jeunes n’ont accès qu’à des contrats temporaires et mal payés ou à des stages non rémunérés et sont souvent «parqués» dans des programmes éducatifs qui n’augmentent en rien leurs chances de se faire embaucher.

Kaisa Penny, coprésidente du groupe de travail et présidente des Jeunes socialistes européens (ECOSY), a soulevé trois questions cruciales qui feront l’objet de discussions lors des prochaines réunions: L’emploi doit-il être un droit pour les jeunes ? Combien cela nous coûtera-t-il encore avant que le chômage ne soit pris au sérieux ? Comment faire pour que l’UE accorde autant d’importance à l’emploi et à la croissance qu’à la crise financière ?

De nombreuses mesures visant à combattre le chômage des jeunes et le sous-emploi ont été proposées. Les membres ont également souligné que le système de formation en alternance et sa mise en œuvre dans tous les pays de l’UE était l’une des solutions au problème. Nicolas Schmit, coprésident du groupe de travail et Ministre luxembourgeois des affaires sociales et de l’emploi, a demandé que soit mise en place une stratégie européenne en faveur de l’emploi des jeunes dotée d’un budget d’un milliard d’euros, afin de financer la création de nouveaux emplois pour les jeunes et l’amélioration de nos systèmes éducatifs. Il est indispensable de mettre en œuvre des politiques d’emploi actives, de créer des emplois et d’assurer des conditions décentes pour les emplois existants. Un programme obligatoire de Garanties pour la jeunesse va être mis en œuvre dans tous les États membres afin de faciliter la transition entre l’éducation et l’emploi. Pour financer ces politiques, il faudra utiliser plus efficacement les fonds européens et nationaux existants et investir davantage. Des fonds devraient être spécifiquement alloués à des programmes en faveur des jeunes dans le cadre de différents programmes européens, tels que les fonds de développement régional et les fonds de cohésion. Il a été proposé d’affecter l’argent non utilisé des fonds de cohésion ou des fonds agricoles à des politiques à court terme spécialement axées sur les jeunes.

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